PCAET

Qu'est ce qu'un PCAET ?

Le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) définit un cadre d’engagement du territoire qui vient s’intégrer au projet politique de la collectivité. Le PCeT fixe les objectifs du territoire et définit un programme d’actions à mener pour les atteindre. Sa finalité première est la lutte contre le changement climatique. Il s'agit du volet "Énergie" de notre Agenda 21.

2 objectifs :

L’atténuation : Limiter l’impact du territoire sur le climat en réduisant les émissions de GES. Elle passe notamment par une meilleure efficacité énergétique, par le développement des ressources renouvelables, par un recyclage des déchets et, enfin, par une transformation profonde des politiques de transport.

L’adaptation : Il s’agit de réduire la vulnérabilité du territoire dans un contexte où les impacts du changement climatique ne pourront plus être intégralement évités. Elle passe par la prise en compte du changement climatique dans les décisions de long terme.

L'effet de serre est un processus naturel et nécessaire à la vie sur Terre. Ainsi, en piégeant une partie des rayons du soleil, les Gaz à Effet de Serre (GES) - composants essentiels de notre atmosphère - assurent le maintien sur Terre d'une température globale autour de 15°C.

Depuis le début du XXème, les activités humaines, notamment liées à la consommation d’énergies fossiles, la déforestation, l’utilisation d’engrais azotés, au traitement des déchets et à certains procédés industriels, ont enrichi l’atmosphère en GES.

Cette augmentation de concentration est appelée l’effet de serre additionnel qui est à l’origine des dérèglements climatiques. Pour renverser cette tendance, la lutte contre les changements climatiques est devenue une composante des politiques locales à travers notamment des actions de baisse des émissions de gaz à effet de serre. Les compétences des collectivités territoriales en matière d’aménagement du territoire, de gestion des déchets, de développement économique, de gestion de patrimoine, de réseaux de distribution d’énergies, d’éducation et de formation leurs confèrent d’importantes possibilités d’actions.

Depuis 2010, l’ex-Grand Tarbes et l’ensemble de ses communes membres se sont engagés dans une démarche volontaire de Plan Climat Air energie Territorial en partenariat avec l'ADEME.

Cette démarche permet de structurer une volonté de sobriété et d’efficacité énergétique et, de façon plus globale de lutter contre le changement climatique. La première étape de cette démarche est la réalisation d’un diagnostic, un état des lieux qui consiste à évaluer les émissions de gaz à effet de serre du territoire par l’intermédiaire de la méthode Bilan Carbone® de l’ADEME.

Le Bilan Carbone Territoire

Pour l’année 2012, la quantité totale des émissions de gaz à effet de serre du territoire est de 802 340 tonnes équivalent CO2 (tCO2e).

A titre de comparaison, 802 340 tCO2e représentent l’équivalent de 580 000 allers retours Paris – New-York en avion soit 8 voyages Paris – New-York de l’ensemble des habitants du Grand Tarbes.

Au regard de la population du Grand Tarbes, ces émissions représentent 10,60tCO2e/habitant/an.

USA : 24,30tCO2e/habitants/an

France : 10,50tCO2e/habitants/an

Brésil : 3,50tCO2e/habitants/an

Sénégal : 0.80tCO2e/habitants/an

 

La répartition des émissions du territoire pour le « Bilan Carbone Territoire ® » est la suivante :

Emissions de GES par enjeu territorial

Le Bilan Carbone Patrimoine et Services a été réalisé en 2012 pour 12 des 15 communes de l’ex Grand Tarbes et les services de la communauté d’agglomération. Les Bilan Carbone Patrimoine et Services® des communes ne représentent que 2% des émissions totales du territoire. Toutefois, leurs rôles en matière de logements, d’urbanisme, de voiries, d’éducation, de gestion des espaces, de développement économique, de réseaux de distribution d’énergies en font des d’acteurs incitateurs et exemplaires.

D’ici à 2020, la France doit réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre et les bâtiments publics doivent réduire leurs consommations d’énergie de 38%.

Afin de respecter ces objectifs respectivement européens et nationaux, en 2011, la France a instauré au travers de la loi Grenelle, la mise en place du Plan Climat Air énergie Territorial pour les collectivités de plus de 50 000 habitants.

 

Au cours du premier trimestre 2013, à la lumière de ces diagnostics, « Bilan Carbone Territoire® » et « Patrimoine & Service® », le Grand Tarbes a décidé de mettre en oeuvre des ateliers de co-construction du plan d’actions. Ce plan d’actions permettra de répondre aux objectifs nationaux mais également régionaux en étant en adéquation avec le Schéma Régional Climat Air Energie de Midi Pyrénées (SRCAE). Ce ne sont pas moins de 100 contributions d’acteurs de la vie publique et privée, d’associations, de représentants de la société de la civile, ou bien encore de consommateurs qui ont permis la co-construction du plan d’actions du PCeT du Grand Tarbes. Au final, 36 actions ont été retenues et seront mises en oeuvre au cours de la période 2013- 2016.

Retrouvez en téléchargement en bas de page le plan d'actions du PCeT

Les actions se concentrent autour de trois grands axes que sont « un territoire exemplaire », « un territoire face au changement climatique » et « un territoire mobilisé » ciblant les thématiques de la consommation d’énergies des bâtiments, de la mobilité des personnes et des marchandises, de l’alimentation ou bien encore de la production et de la valorisation des déchets.

L'air

La communauté d’agglomération dispose d’un dispositif de mesures de la qualité de l’air sur un site à Tarbes permettant la diffusion au quotidien d’un indice de la qualité de l’air (ATMO).

La station est située au lycée Jean Dupuy à Tarbes et a été installée le 1er janvier 2011.

Le fonctionnement de ce dispositif est assuré entièrement par l’Observatoire Régional de l’Air en Midi-Pyrénées (O.R.A.M.I.P.).

Cette association basée à Colomiers (31770), agréée par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie, est une structure pluraliste ouverte aux élus, aux industriels, à l’administration et plus largement à la société civile. Les missions de cet observatoire sont la surveillance de la qualité de l’air, la prévision de la pollution atmosphérique, l’information du public et la mise en oeuvre d’études sur ces thèmes.

Le public peut consulter l’indice de la qualité de l’air ATMO calculé et actualisé quotidiennement sur la presse et sur le site internet de l’ORAMIP (www.oramip.org). Cet indice est un chiffre compris entre 1 (très bonne qualité de l’air) et 10 (très mauvaise qualité de l’air). Son calcul est fait à partir de 4 polluants : le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone (O3) et les particules en suspension.

Selon la valeur de l’indice ATMO, l’ORAMIP peut déclencher en fonction de la concentration des polluants deux niveaux d’actions :

  • niveau « d’information et de recommandation » : recommandations sanitaires destinées particulièrement aux personnes les plus sensibles à la pollution et recommandations ou mesures visant à réduire certaines émissions polluantes
  • niveau « d’alerte » : outre les actions prévues au niveau d’information, mise en place de restriction ou de suspension d’activités polluantes telle que principalement la circulation automobile

Sous réserve des possibilités techniques et éventuellement des disponibilités d’un intervenant de l’ORAMIP, chargée de communication, le site peut être visité. Pour cela, il faut appeler le service environnement au Grand Tarbes au 05 62 53 34 36.